Réactions à chaud : revolorisation du point d'indice

Pour la première fois depuis 2010, les quelque 5,4 millions de fonctionnaires vont bénéficier d’une augmentation générale. Elle se fera en deux fois : 0,6 % le 1er juillet 2016 et 0,6 % le 1er février 2017 . Tour d’horizon des réactions des organisations syndicales à la sortie de la réunion ce jeudi matin au ministère de la Fonction publique.

FSU : « On peut dire aujourd’hui aux fonctionnaires qu’on a mis fin au gel »

« Le dégel, cela fait quand même six ans qu’on l’attendait ! Ca a été une revendication constante des agents de la fonction publique qui se sont beaucoup mobilisé et nous avons enfin obtenu gain de cause ; on peut dire aujourd’hui aux fonctionnaires qu’on a mis fin au gel », se félicite Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU. « Nous avions besoin d’une mesure immédiate, la bougée obtenue avec une première hausse dès le 1er juillet n’est pas négligeable », a-t-elle ajouté. « 1,2 %, ce n’est pas suffisant au regard des pertes subies (...) On va continuer à proposer au gouvernement un plan de rattrapage, mais passer de 0 à 1,2 % ce n’est pas rien », a-t-elle cependant souligné. La FSU ne mobilisera en définitive pas le 22 mars.

CFDT : « Ce n’est pas à la hauteur de nos espérances (...) mais on se retrouve au moins sur le dégel »

« Pour nous, ce n’est pas tout à fait suffisant, ce n’est pas à la hauteur de nos espérances : on part de six années de gel ! », a déclaré la secrétaire générale de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires CFDT, Brigitte Jumel, à l’issue des négociations. « Le calendrier et le montant ne nous conviennent pas mais on en prend acte », a-t-elle affirmé. La syndicaliste a insisté en outre sur la « complémentarité » entre la revalorisation du point et la réforme des carrières lancée à l’automne. « Sinon on ne va pas garder longtemps le bénéfice de celle-ci», a-t-elle commenté, insistant sur la nécessité de revenir à des négociations annuelles obligatoires. Pour elle, la hausse du 1er février 2017 ne clôt pas le débat sur l’an prochain : « Il faut une clause de revoyure ». Concernant l’éventualité d’une mobilisation le 22 mars, la numéro un des fonctionnaires CFDT s’est refusée à se prononcer. « Pour l’instant, je retourne vers les équipes syndicales]», a-t-elle expliqué. Une réunion est programmée dès vendredi.

CGT : « Le compte n’y est pas ! »

« Ce qui a été obtenu l’a été parce que les fonctionnaires se sont mobilisés, le gouvernement a été contraint de lâcher du lest », a estimé le secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT, Jean-Marc Canon. Mais, a-t-il aussitôt ajouté, « l’effort n’est absolument pas suffisant, le compte n’y est pas ! » La CGT a confirmé l’organisation d’une semaine d’action du 21 au 25 mars, sans focus particulier sur le 22. Les fonctionnaires CGT n’ont pas l’intention de préempter le 31 mars. « Pour nous, l’enjeu essentiel de la mobilisation du 31 mars sera le retrait de la loi Travail  ». Jean-Marc Canon a par ailleurs annoncé qu’il allait proposer aux autres syndicats de fonctionnaires de « se revoir pour voir comment peser ensemble par une nouvelle journée de mobilisation qui pourrait être en avril », évoquant les questions de « salaires, effectifs, emploi, précarité... ».

Unsa : « La page du gel du point d’indice est tournée »

« Le plus important, c’est que la page du gel du point d’indice est tournée, c’est une bonne nouvelle pour les agents », a commenté Luc Farré, le secrétaire général de l’Unsa Fonction publique à la sortie du rendez-vous avec Annick Girardin. Le syndicaliste s’est félicité de la « négociation ». « La revalorisation de 1,2 % de la valeur du point représente plus de 2 milliards d’euros et s’ajoute aux mesures prévues dans le protocole PPCR de réforme des carrières », a souligné Luc farré. L’Unsa Fonction publique réunit ce jeudi après-midi ses instances et devrait décider de renoncer à mobiliser les fonctionnaires sur les salaires.

Solidaires : un appel à se mobiliser les 24 et 31 mars

Le syndicat Solidaires « condamne le choix budgétaire fait » et annonce qu’il mobilisera les 24 et 31 mars, dates déjà arrêtées contre la loi Travail. « Ce ne sera pas un appel proprement fonction publique, l’objectif est de créer des convergences public-privé », a expliqué Denis Turbet Deloff, son représentant.

Aujourd'hui, 17 03 2016, l'UNSA décide si : grève ou pas!

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Le 26 janvier 2016, l'UNSA- Fonction Publique n'appelle ni à la grève, ni à une journée d'action

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Revendication des agents du Centre Pénitentiaire et manifestation

​Des agents UFAP-Unsa Justice du Centre Pénitentiaire de Bourg se sont joints au mouvement national du 22 Octobre, pour manifester leur ras-le-bol devant le Ministère de la Justice : ​manque effrayant d'effectifs, conditions de travail dégradées, mise en danger permanente, augmentation des suicides des personnels, des prises d'otages, etc...

Les revendications sont nombreuses, à la hauteur du nombre de participants !

UFAP-Unsa Justice C.P. de Bourg en Bresse Surveillant 20. Chemin de la providence 01011 BOURG en BRESSE Tel: 04.26.16.10.09 ufap.cp.bourg@gmail.com

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