L’ensemble des représentants des employeurs publics et les organisations syndicales (OS) se sont réunis dans une ambiance houleuse, jeudi 23 mars 2017, à l’occasion d’un groupe de travail du Conseil commun de la fonction publique. L’objet des tensions : le contenu des projets de circulaires « temps de travail » et « politiques de prévention des absences pour raisons de santé ».

« Les deux textes auraient mérité plusieurs réunions de groupe de travail », explique Natacha Pommet (CGT). « D’autant que c’est ce qui nous avait été promis suite au rapport de Phillippe Laurent sur le temps de travail. » En l’état, « ce ne sont que des rappels partiels des textes réglementaires, de portée politique qui contribuent au ‘fonctionnaires bashing’ en pleine période électorale »

Pour ces raisons, « la confiance est rompue » entre la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, et la CGT, FA-FP, FO et Solidaires, font savoir ces organisations syndicales qui ont réclamé le retrait des textes. Le gouvernement leur répondant par la négative, elle ont quitté la réunion avant la fin.

La CFDT faisait partie des OS (Unsa, FSU, CGC et CFTC) qui, bien que regrettant également « l’absence totale de dialogue social sur ces thématiques », ont poursuivi les échanges avec le cabinet de la ministre. Et ce notamment pour insister sur « l’indispensable besoin de différencier dans la circulaire "absentéisme" les autorisations d’absences entre elles. Ainsi les autorisations spéciales d’absences ASA syndicales sont du temps de travail effectif et doivent donc ouvrir les mêmes droits que toute période travaillée », détaille la secrétaire générale, Mylène Jacquot. La confédération souhaite par ailleurs que la circulaire « temps de travail » soit amendée pour voir y figurer la notion du « droit à la déconnexion ». Le gouvernement « respecte ses engagements »